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Anatomie et cytologie pathologique
L’anatomie et cytologie pathologiques, « l’anapath », est une spécialité médicale passionnante au centre du diagnostic, du pronostic et de la prise en charge des patients.
Oui ! une spécialité médicale, car bien que le contact avec le patient soit rare, le diagnostic final d’un nombre important de pathologies nécessite l’intégration de données « anapath » avec les éléments cliniques et paracliniques.
Ainsi, le pathologiste est-il un médecin si différent des autres ? Que fait-il ? Sa démarche est très similaire à celle du clinicien ou du chirurgien : le malade est « interrogé » à travers son dossier clinique puis « examiné » et « ausculté » mais avec un scalpel et un microscope !
Le pathologiste mène une véritable démarche diagnostique mais sur des liquides de ponction, des biopsies ou des pièces opératoires.
A l’aide des lésions qu’il visualise, il émet des hypothèses diagnostiques qu’il confirme si nécessaire à l’aide d’examens complémentaires (colorations spéciales, immunohistochimie, biologie moléculaire).
En plus de son rôle diagnostique majeur, le pathologiste est maintenant au centre du pronostic et du traitement.
Il évalue le pronostic en donnant la description précise du type de lésion, en établissant le stade d’une tumeur (classification TNM) et plus récemment en recherchant les anomalies moléculaires à visée pronostiques et prédictive de réponse aux thérapeutiques.
Ainsi, avec l’avènement des thérapies ciblées, le pathologiste est également au coeur du traitement, l’indication de nombre de ces traitements étant conditionnée à la présence ou l’absence de telle ou telle anomalie moléculaire.
Par exemple l’Herceptin dans le cancer du sein ou le Cetuximab dans le cancer du colon métastatique. De ce fait l’image du pathologiste isolé est désuète.
Il fait partie intégrante des équipes soignantes et participe de façon active aux staffs cliniques et aux réunions de concertations pluridisciplinaires.
La journée type du pathologiste ? Il n’y en a pas ! Le pathologiste bénéficie d’une grande flexibilité dans son organisation. Le diagnostic doit être transmis au plus vite mais les modalités d’exécution sont à sa discrétion. Comme les autres médecins, les pathologistes participent aux staffs, aux réunions de concertations multidisciplinaires, à l’enseignement et peuvent avoir des activités de recherche plus ou moins fondamentale selon leur souhait et leur environnement.
Le pathologiste doit être avant tout curieux et minutieux, en effet il doit traquer tous les indices qui lui permettront d’arriver au diagnostic final. Il doit également aimer le travail manuel et le travail en équipe. L’internat peut paraître anxiogène car l’on « repart presque de zéro ».
L’apprentissage nécessite un certain investissement mais l’interne acquiert une fonction rapidement importante dans le service et, ses activités quotidiennes sont de nature comparable à celles des autres pathologistes : examen macroscopique des pièces opératoires, examen extemporané, étude microscopique avec utilisation de nombreuses techniques complémentaires, rédaction du compte-rendu, participation aux staffs multidisciplinaires, travaux de recherche.
L’encadrement est permanent et sécurisé. Ce système permet un apprentissage rapide par un compagnonnage très efficace. La qualité des conditions de travail et de formation de l’interne, et de façon plus large sa qualité de vie, sont aussi des caractéristiques de notre discipline. En particulier, l’interne peut organiser son travail de façon relativement autonome. Il n’effectue souvent ni garde, ni astreinte de week-end.
Le DES d’anatomie et de cytologie pathologiques dure 5 ans. La maquette consiste en 7 semestres dans la spécialité et 3 semestres libres, en dehors.
Des DESC sont disponibles pour se surspécialiser ou diversifier ses connaissances : dermatopathologie, neuropathologie, foetopathologie et médecine légale. De nombreux DU ou DIU sont également à disposition pour compléter sa formation dans les domaines d’intérêts si besoin.
Les internes de pathologie sont rassemblés au niveau national au sein de l’AFIAP (Association Française des Internes et Assistants de Pathologie), dont l’équipe est à votre disposition pour tout conseil ou renseignement.
Vous trouverez de nombreuses informations sur notre site internet : www. afiap.fr et en particulier des fiches descriptives de chacun des CHU avec en particulier les coordonnées des internes référents à contacter. Nous organisons des symposiums lors des congrès nationaux ainsi qu’un cours national de DES annuel.
Un point marquant est l’extraordinaire diversité d’exercice : outre les différents lieux et modes d’exercice (CHU, libéral, etc…), le pathologiste peut choisir de se surspécialiser dans un ou deux domaines (pathologie rénale, hépatique…) ou rester polyvalent et conserver une activité très diversifiée.
Les perspectives de la spécialité sont excellentes quel que soit le type d’exercice : les activités chirurgicales et biopsiques sont en augmentation constante et le champ d’action du pathologiste s’élargit de jour en jour, notamment avec l’avènement des thérapies ciblées.
Si l’on y ajoute une pyramide des âges relativement déséquilibrée avec de nombreux départs à la retraite non compensés dans la décennie à venir, le champ est plus libre que jamais pour les jeunes pathologistes !
Vous aurez compris que la spécialité est bien loin des cours ou TP de nos premières
années d’études et il ne faut pas s’y arrêter car il est difficile de se faire une idée de la spécialité avant de pousser la porte d’un service d’ACP. Alors à bientôt !
Maquette du D.E.S. : Durée 5 ans
- 7 semestres dans des services agréés pour le D.E.S. d’ACP
- 3 semestres dans des services agréés pour d’autres D.E.S. ou pour des D.E.S.C.
Il existe trois diplômes d’études spécialisées complémentaires du groupe 1 accessibles aux internes d’ACP : Dermatopathologie,
Foetopathologie, Neuropathologie.













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