> Anesthesie-réanimation
L’anesthésie-réanimation, une spécialité d’avenir !!
Choisir l’anesthésie-réanimation, c’est se laisser le choix : celui d’un vaste éventail d’exercice, d’une formation riche, de compétences multiples et variées…c’est le choix du CONTRE-ennui…
Cette spécialité transversale nous ouvre la porte à un exercice varié, entre anesthésie, SAMU et urgences, réanimation, prise en charge de la douleur que nous pourrons faire varier tout au long de notre vie professionnelle, en fonction de l’état de nos surrénales et de notre désir de vivre dans l’action ! Il en est de même en ce qui concerne les lieux d’exercice : les opportunités de rencontre ou nos envies peuvent nous mener de l’hôpital (où de nombreux postes de PH restent vacants) à l’exercice libéral où l’intérêt intellectuel et financier n’est pas vain !
Si l’on considère la population des anesthésistes, l’augmentation de la population française, son vieillissement inexorable et l’augmentation des actes nécessitant anesthésie et réanimation, la question de savoir comment occuper nos journées ne se posera pas de sitôt ! Par ailleurs, la population des anesthésistes vieillit également, les prévisions de l ‘INED prévoient une diminution d’environ 20% des praticiens en 2025 malgré l’augmentation du recrutement des internes.
L’anesthésie-réanimation reste précurseur dans la limitation des risques et la diffusion des bonnes pratiques. C’est une des dix spécialités qui, en diminuant par dix le risque de mortalité péri-opératoire, a le plus évolué ces vingt dernières années ! Et ce n’est pas fini : des évolutions techniques pointent dans les blocs opératoires permettant une prise en charge sans cesse améliorée des patients. Pensons particulièrement aux nouvelles stations d’anesthésie automatisées (boucles Zeus, AIVOC…) ou encore aux découvertes pharmaceutiques telles que le propofol (le meilleur somnifère d’après Michael Jackson !) ou un produit de décurarisation comme le suggamadex.
Entre physiopathologie et technicité, cette spécialité, bouillonnante intellectuellement mais également technique reste une spécialité attractive en perpétuel mouvement !
L’internat d’anesthésie-réanimation dure 5 ans, délai (presque trop court !) nécessaire à explorer l’ensemble du panel chirurgical car le métier demande d’être compétent aussi bien dans la réalisation d’une anesthésie péribulbaire pour une chirurgie de la cataracte que dans l’anesthésie et la réanimation post-opératoire d’un octogénaire devant subir un remplacement valvulaire aortique sous circulation extracorporelle. Il ne faut pas négliger sa formation de réanimateur avec un passage très utile en réanimation médicale et chirurgicale, les deux aspects du métier étant interdépendants.
Nous avons la chance d’avoir un enseignement dynamique organisé au sein de chaque interrégion avec des cours magistraux réguliers (parfois mis en ligne sous forme de streaming http://www.anesthesiste.org ou de power point http://www.reanesth.org) mais également avec l’accès à des mannequins de simulation permettant une mise en pratique des connaissances en toute sécurité. Nous avons également la possibilité de nous inscrire à de nombreux diplômes universitaires qui permettent d’enrichir notre formation en fonction de nos envies de spécialisation (échographie, anesthésie locorégionale, antibiothérapie, circulation extracorporelle…). La discipline possède également un panel de laboratoires dédiés à l’exploration de l’inflammation, de la neuro-réanimation, de la ventilation artificielle, de la pharmacogénétique… permettant un accès à la recherche fondamentale et à l’ouverture vers des carrières hospitalo-universitaires. Bien que la durée de l’internat soit fixée à 5 ans, l’obtention de la licence de remplacement à partir du 5ème semestre validé permet une responsabilisation progressive grâce à la réalisation de gardes de « senior » et ouvre la possibilité de remplacements dans le secteur privé, permettant d’améliorer nettement sa qualité de vie, la rémunération augmentant proportionnellement avec les responsabilités prises. L’ouverture des postes d’interne au secteur privé, à la prochaine rentrée, devrait permettre de côtoyer dès le début de l’internat ce secteur méconnu et souvent décrié.
En ce qui concerne le post internat, il n’est pas obligatoire mais devient très utile voire indispensable devant l’hyperspécialisation de la spécialité, afin d’acquérir une autonomie et une spécificité d’exercice. La création d’une commission d’évaluation des besoins au sein de chaque ARS permettra d’adapter la nécessaire offre de postes afin d’apporter à ceux qui le souhaitent une formation après l’internat de qualité, que ce soit sur un poste universitaire de chef de clinique ou hospitalier d’assistant spécialiste.
Mais cette spécialité n’a-t-elle que des avantages ? On peut citer quelques rares inconvénients, que la passion de l’efficacité et de la prise en charge de l’aigu font oublier, comme une certaine pénibilité au travail avec des horaires larges, liées à la nécessité de continuité des soins, et un nombre conséquent de gardes (de l’ordre de 4 à 6/mois), souvent lourdes, suivies d’un repos de sécurité obligatoire mais bien mérité. Ces gardes aident à la diversité de notre profession en conservant une activité clinique dans différents domaines et sont très formatrices au cours de notre internat.
N’oubliez pas qu’il s’agit d’une spécialité avec de fortes responsabilités, tant au niveau personnel qu’assurantiel avec une hausse croissante des primes de responsabilité civile professionnelle. Ceci est contrebalancé par le fait qu’il existe une solidarité importante entre confrères anesthésistes, mais aussi réanimateurs et chirurgiens. Par ailleurs, l’IADE (Infirmier Anesthésiste Diplômé d’Etat) sera votre meilleur atout pour vos débuts dans les blocs opératoires et vous secondera tout au long de votre carrière. Le travail en équipe reste donc au premier plan avec des salaires, notamment en activité libérale, très satisfaisants.
En conclusion, il s’agit d’une spécialité pour jeunes passionnés et motivés, aimant travailler en équipe, que les responsabilités n’effraient pas et qui auront plus tard la chance d’avoir une grande diversité d’exercice.
La maquette
Durée: 5 ans
A) Sept semestres dans des services agréés pour le diplôme d’études spécialisées d’anesthésie-réanimation, dont quatre semestres dans des services d’anesthésie comprenant la pratique de l’anesthésie et des soins périopératoires dans les spécialités suivantes :
- chirurgie générale ;
- chirurgie pédiatrique ;
- chirurgie du segment céphalique (oto-rhino-laryngologie, ophtalmologie, stomatologie) ;
- chirurgie orthopédique ;
- chirurgie urologique ;
- chirurgie thoracique et cardiovasculaire,
et trois semestres de formation en réanimation dont au moins deux doivent être accomplis dans des services hospitalo-universitaires ou conventionnés. Au moins un semestre doit être effectué dans un service de réanimation adulte ou pédiatrique.
Les autres semestres peuvent être effectués : soit dans un service d’aide médicale urgente, soit dans une structure d’anesthésie en chirurgie cardiothoracique ou en neurochirurgie, ou bien dans un service d’urgence comportant une activité de déchocage.
B) Un semestre dans un service de réanimation hospitalo-universitaire ou conventionné agréé pour le DESC de réanimation médicale.
C) Deux semestres dans des services agréés pour la spécialité.
La formation pratique hospitalière comprend la participation à des gardes formatrices dans la spécialité.














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