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Médecine nucléaire
La médecine nucléaire est une spécialité médicale encore méconnue, en plein essor et qui mérite toute votre attention.
Externe, je recherchais un métier tourné vers l’avenir, au carrefour des autres spécialités, offrant de belles perspectives de carrière, autant hospitalo-universitaire (et de recherche) que dans le secteur privée. Je suis aujourd’hui tout à fait satisfait de mon choix.
C’est d’abord une spécialité d’imagerie, innovante qui consiste à visualiser une pathologie ou le fonctionnement d’un organe grâce à l’administration d’un radio traceur au patient.
Ceci en fait la richesse de la discipline puisqu’il existe une multitude de traceurs disponibles, ouvrant un champs d’application très diverse, de la pédiatrie à la pathologie démentielle, en passant par la cardiologie, la médecine interne, la cancérologie.
Ainsi notre maquette comprend plusieurs stages hors médecine nucléaire, afin d’acquérir des connaissances précieuses, utiles à l’exercice ultérieur.
Souvent assimilée à une spécialité purement technique elle offre en fait un contact permanent avec le patient et les cliniciens. Avant de choisir le traceur idéal, et d’interpréter de façon optimal un examen, il est fondamental de cerner parfaitement le problème posé par le patient.
Le raisonnement clinique, le dialogue avec le clinicien et l’interrogatoire minutieux du patient deviennent alors les outils indispensables à votre investigation.
La médecine nucléaire vit actuellement un développement considérable, et son avenir est plus que prometteur.
Depuis quelque temps, les caméras sont systématiquement couplées avec des scanners, et bientôt des IRM, afin d’offrir une précision diagnostique incomparable et des images spectaculaires.
L’utilisation de la TEP en routine clinique a déjà profondément modifié l’imagerie en cancérologie, en neurologie et bientôt en cardiologie.
De nombreux traceurs bientôt disponibles sont attendus et vont très probablement enrichir notre activité dans un futur proche.
Sans oublier le versant thérapeutique avec la radiothérapie vectorisée, permettant la destruction spécifique de cellules cancéreuses grâce à des molécules radio marquées. L’efficacité du Zevalin® dans les lymphomes laisse présager de l’avenir très prometteur de ce type de traitement dans d’autres applications cliniques.
Toutes les vocations ont leur place en médecine nucléaire.
Dans le secteur public, l’accès à la recherche et l’enseignement est largement encouragé, ouvrant la voie à des carrières passionnantes.
L’accès au secteur privé et aux centres de lutte contre le cancer est également facilité.
Enfin, nous avons la chance de bénéficier d’une formation théorique nationale, dispensée à Paris, à l’INSTN, par les spécialistes les plus renommés sur le plan national de chaque domaine.
C’est également l’occasion de passer 10 semaines répartis sur deux ans avec vos cointernes dans une ambiance conviviale afin de nouer des relations riches et utiles pour toute votre carrière.
Il est également important de préciser, devant l’association trop souvent faite entre médecine nucléaire et biophysique, qu’il n’est pas nécessaire d’être ferru de cette dernière pour pouvoir être un bon médecin nucléaire. La physique n’ayant somme toute qu’une place très relative dans la pratique quotidienne.
Faites le choix d’une spécialité de pointe, multidisciplinaire, tournée vers l’avenir, et offrant une qualité de vie réelle.
Pierre Lenfant
AHU en Médecine Nucléaire
Hôpital Salengro
CHRU Lille
Maquette actuelle (en cours d’évolution) :durée 4 ans
Formation pratique:
- 4 à 5 stages en médecine nucléaire,
- 3 à 4 stages hors médecine nucléaire, dont au moins un stage en radiologie.
Dans un avenir proche : passage de la maquette à 5 ans, avec un stage de radiologie en plus et un de médecine nucléaire.
Formation théorique (nationale) :
- Enseignement fondamental portant sur la radioactivité, l’interaction des rayonnements avec la matière, la dosimétrie, la radiobiologie, la radioprotection.
- Applications cliniques.













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